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 ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]

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MessageSujet: ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]   Mar 28 Juin - 14:54

Ren venait de faire sa demande de chambre. En effet, elle n’avait pas trop envie de dormir dehors. Dehors, c’est la place des humains, de ces déchets de la nature & autres boulets cosmiques. Elle, brave mutante de la Confrérie, elle avait bien entendu le droit de dormir dans une chambre. Dans un lit douillet, sous une couette, au chaud. La belle vie quoi. Pour elle, cela coulait de source. Enfin, passons. Elle venait de se faire attribuer la chambre numéro 1. Numéro 1, comme elle quoi. Eh oui, quand on est quelqu’un de bien, on se voit attribuer les meilleures choses. Ah, elle l’aimait bien cet institut. Et il lui rendait plutôt bien ! C’était en plus une journée ensoleillée, sérieusement, elle ne pouvait rien demander de mieux. Elle prit les clés de la chambre et tourna les talons.

Elle mâchouillait activement le chewing-gum qu’elle avait pris peu de temps avant. Parfum chlorophylle, son préféré. Elle ne pouvait pas se passer de cette gomme à mâcher, c’était vraiment une addiction. Un anti-stress comme un autre, le chewing-gum lui permettait parfois de contenir ses pulsions et de lui éviter d’agresser les gens. Enfin seulement parfois, car la plupart du temps elle ne se gênait pas. Enfin. Elle alla déposer ses affaires dans sa chambre, puis ressorti aussitôt. Elle n’avait pas trop envie d’y rester, ce n’était que le début de l’après-midi, il y avait d’autres choses à faire ! Comme par exemple écouter de la musique et aller s’acheter à manger. Ça, c’était une idée plutôt bonne et alléchante, non ? Elle mit ses écouteurs dans ses oreilles et lança un album au hasard. Elle tomba sur du 30 second to mars. Cela lui convenait parfaitement. Elle se dirigea donc vers la sortie de l’institut et alla se promener un peu dans New-York. La chambre n’allait pas s’envoler, elle pouvait faire ce qu’elle désirait, non ? Elle s’arrêta dans une boulangerie et acheta des petites pâtisseries dont elle raffolait. Elle ne resta pas plus d’une heure à New-York car… Elle se lassait déjà. Elle rentra donc, ses écouteurs toujours dans les oreilles (mais en étant passé à un autre artiste), en traînant des pieds, car elle ne savait pas quoi faire de sa peau.

Elle détestait ce sentiment d’ennui, ce sentiment que tout ce qu’il y avait à faire avait été fait. Raaah, punaise, si seulement elle avait un souffre-douleur attitré, elle aurait pu aller le martyriser un peu. Mais évidemment, il n’en était rien. Et le peu d’amis qu’elle avait (les vrais hein, pas ceux qui servent uniquement dans les situations extrêmes), n’était pas disponible. Elle aurait pu aller s’allonger dans son lit, mais elle ne voulait pas aller dans sa chambre tout de suite (plus têtue la prochaine fois…). Elle s’arrêta devant l’entrée de l’institut. Elle n’avait plus vraiment le choix, en fait… Cependant, elle décida, avant d’aller s’enfermer dans sa chambre, d’arpenter les couloirs. De s’imposer en gros. Chose qu’elle fit très bien. Comme à son habitude… Elle marchait et toisait les autres du regard. Ren était quelqu’un d’arrogante, qui aimait se sentir supérieure aux autres et surtout qui aimait le montrer et le faire ressentir. Elle prenait les gens de haut et les foudroyait du regard s’ils osaient soutenir le sien un peu trop longtemps. C’était marrant d’en voir la plupart ne pas broncher et baisser la tête à sa vue. Comme s’ils avaient peur. Mais en réalité, c’était du respect qu’elle imposait. Ils n’osaient juste pas la contrarier, car ils s’en seraient rappelé toute leur vie. Jamais elle ne s’était fait huer ou cracher dessus. Jamais elle ne s’était fait contredire. Ou alors très peu. Elle avait un caractère de dure et le portait très bien. Elle tourna à gauche, le couloir qui menait aux chambres. Son petit voyage était terminé. Elle marchait et là… Elle croisa cette fille. Malia qu’elle s’appelait. Ren ne la connaissait que de vue, elles ne s’étaient jamais adresser la parole. Mais Malia esquivait toujours Ren. Pourquoi ? Elle ne le savait pas et cela ne lui plaisait guère. En tout cas, maintenant qu’elle l’avait en face d’elle, elle comptait bien lui demander !

« Hey ! Tu peux me dire pourquoi tu… »

La jeune brune ne s’arrêta pas et continua son chemin. Ren était sciée. Elle ne répondait même pas quand on lui parlait ? Mais c’était quoi cette nana ? Elle se prenait pour qui ? L’envie folle de lui courir après s’empara de la jeune asiatique, mais elle se résigna. A quoi bon après tout ? Elle n’allait s’attirer que des ennuis. Et puis elle ne l’avait peut-être pas entendu. Oui mais quand même. Oh, puis zut. Ren monta dans sa chambre. Elle ouvrit la porte (normal…) puis s’installa sur son lit. Elle en avait pris un près d’une fenêtre, collé contre un mur. Car oui, elle allait avoir des colocataires. Elle n’avait pas vraiment le choix. Peut-être allait-elle-tomber sur des gens bien ? Enfin s’il en existait. Elle prit ses plus longues mèches de cheveux et joua avec. Elle les faisait glisser entre ses doigts, en réfléchissant aux personnes qui allaient habiter ici aussi. Elle fut sortie de ses pensées par la porte, qui s’ouvrit. Elle se redressa dans un sursaut. Déjà un colocataire ? Wahou ! Une jeune fille brune, aux yeux bleus, plutôt très belle entra. Ren tenta d’esquisser un sourire mais se ravisa de suite. C’était elle. La Malia. La surprise se lisait très ouvertement sur le visage de Ren. Elle se leva et planta son regard dans celui de la jeune brune.

« C’est une blague j’espère ? Ahah ! Enfin, au moins là, tu ne pourras plus m’esquiver longtemps, n’est-ce pas ? Je vais te mettre au pied du mur, t’auras pas d’autres choix que de me répondre ma grande ! On peut savoir ce que j’ai ou ce que je t’ai fait ? »

Ren lui lança un sourire carnassier. Elle n’avait pas intérêt à l’éviter, cette fois-ci. Et elle lui avait bien fait comprendre. Elle allait l'intimider et cette fois-ci elle aurait une vraie raison de se méfier d'elle. Ren s'approcha lentement de Malia, tendit son bras et posa sa main sur le mur derrière elle. Une longueur de bras les séparait. Elle avait toujours ce sourire peint sur ses lèvres et son regard planté dans celui de l'autre jeune fille. C’était elle qui maîtrisait la situation. Et ça, c’était purement, mais alors purement, un réel bonheur. Car encore une fois, cela prouvais bien qu'elle était supérieure, non ? Ahah ~

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MessageSujet: Re: ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]   Mar 28 Juin - 17:19

Voilà maintenant deux heures que je patientai devant le bureau de Magneto pour savoir enfin dans quelle chambre j’allais me trouver, tout ça pour ça me direz-vous et bien oui, il me fallait bien les clefs de ma chambre si je voulais dormir cette nuit. Cependant, ce dernier n’avait pas l’air de vouloir en finir avec sa réunion et cela avait tendance à m’exaspérer au plus haut point. A coup sûr, il s’agissait encore d’une histoire de famille avec ses deux enfants mutants… Bref, rien qui ne m’intéressait vraiment. En voyant l’immense queue de personnes venues faire des réclamations, se profilait devant moi comme un abominable amas de mutants furieux - pour des broutilles soit dit en passant - je décidai, plutôt que de rester là une minute de plus sans oxygène et compressée par des dizaines de personnes, de partir et de revenir plus tard quand tout ça ce serait calmé. J’avais horreur des gens que ce soit des humains, des mutants ou des espèces non identifiées. Rien que leur contact, leurs gémissements ou leurs histoires à dormir debout me donnaient envie d’aller m’isoler pour calmer ma pauvre tête qui était sans arrêt obligée de supporter leurs attitudes et leurs voix qui me meurtissaient les oreilles aussi bien que le moral. Ainsi, je quittai les rangs d’un air agacé et pris le chemin de la salle d’entraînement. Peut-être qu’avec un peu de chance, il n’y aurait pas grand monde qui sait ? Après tout, rêver n’a jamais fait de mal à personne, en plus je n’avais vraiment pas envie de sortir aujourd’hui, il faisait trop chaud et le soleil et moi ça faisait deux, je suis d’origine Russe je vous rappelle !
C’est donc en arrivant dans la pièce que je compris qu’un rêve était bien un rêve. L’endroit était plein comme une salle de concert et bien sûr aucune machine n’était libre. Soupirant de désolation, j’allais pour partir quand une fille m’interpella.

« Tu veux te joindre à nous ? »

L’observant pendant quelques secondes elle et ses « amis », je réfléchis vaguement et décidai de les rejoindre. S’ils n’avaient pas tous eu un sourire aussi béat et idiot, je crois que je serais partie sans dire un mot, mais là l’occasion était trop belle pour ne pas la saisir, en plus, à leur tête, ils devaient juste arriver à l’institut autrement dit, j’allai pouvoir m’entraîner toute seule, leur temps de réaction étant trop élevé, ils n’allaient certainement pas me devancer pour quoi que ce soit et j’allais pourvoir ainsi montrer à ces gamins que je n’étais pas leur « keupine ».
Aussi, chronométrée par un élève de ma classe, je finis en six minutes trente-six d’abattre l’engin que cette fois j’avais pris soin de ne pas décapiter pour ne pas avoir encore à subir les remarques de Magnéto sur le prix que coûte… Bref, ça me faisait un sermon en moins. Félicitée par les enfants face à moi, je jugeai qu’il était bon de les sortir de leur monde de bisounours qui de toute évidence n’avait plus lieu d’être une fois ici. Gardant ma forme féline, je sortis les crocs juste pour le faire peur et l’effet escompté fut des plus plaisant. La petite qui m’avait adressé la parole devint toute pâle et bégaya quelque chose comme : « S’il vous plaît laissez nous tranquille… » Ne voulant pas les effrayer davantage car ils faisaient dorénavant partis de la Confrérie, je repris mon apparence humaine et adressai un bref regard à ses enfants avant de leur dire avec un sourire en coin qui se voulait d’apparence amicale :

« Et vous prierez aussi votre adversaire quand celui-ci ne sera pas de votre institut ? »

Bouches bées, ils ne me répondirent rien, et à vrai dire je n’en fus pas surprise. Tournant les talons, je perçus avant de franchir la porte un murmure qui était adressé aux autres gamins.

« Moi je voudrais être aussi impressionnante que cette femme plus tard »

« Et bien en voilà une qui avait compris la leçon… » m’étais-je dit. Marchant d’un pas pressé vers le bureau de Magneto tout en essayant de faire abstraction des diverses brides de conversation qui parvenaient amplifiées à mes oreilles sûrement à cause de la fatigue, je sentis alors l’odeur étrange de la fameuse Ren, celle qui se prenait pour la reine de l’institut et que je connaissais plus particulièrement comme la mutante ayant toujours une flagrance prononcée de sang sur elle… Retroussant le nez puisqu’il me chatouillait, je perçus – trop tard – sa voix au milieu de la foule. Et mince… qu’est-ce qu’elle me voulait celle-là ? Tant pis pour cette fois, de toute façon vu la manière dont je l’avais ignorée sans toutefois l’avoir voulu, elle allait sûrement vouloir à nouveau me voir… Ce que je craignais d’ailleurs car son odeur avait le don de me saturer l’odorat et de rendre mes sens fous et ma crainte encore plus présente. En vérité, je n’avais jamais aimé les personnes qui émanaient une odeur d’hémoglobines c’était mauvais signe…
M’arrêtant ainsi, brièvement devant le bureau de Magneto, je fus agréablement surprise de voir que tout le monde avait levé le camp. Je reçus donc mes clefs et mon numéro de chambre. La une d’après lui. Allez savoir pourquoi, avant même que je ne franchisse le seuil de ma nouvelle demeure je sentis que cette collocation allait encore être un vrai bazar… et je ne fus pas déçue c’est le moins que l’on puisse dire. A peine arrivée, je vis celle dont j’avais – malheureusement – pressentit l’odeur : Ren Yamazaki, pour vous servir… Sentant, que j’allais avoir le droit à un règlement de compte, je pris la décision de ne rien dire et de la laisser commencer en premier ce qu’elle fit parfaitement.

« C’est une blague j’espère ? Ahah ! Enfin, au moins là, tu ne pourras plus m’esquiver longtemps, n’est-ce pas ? Je vais te mettre au pied du mur, t’auras pas d’autres choix que de me répondre ma grande ! On peut savoir ce que j’ai ou ce que je t’ai fait ? »

J’étais fatiguée, je venais de démanteler une stupide machine de donner je ne sais combien de coups de griffes et maintenant j’avais en face de moi terminator, quelle belle journée direz-vous ! De plus, sa question était assez étrange… Moi, mon problème ? Et le sien ? Parce qu’à ma connaissance toute personne normalement constitutée qu’elle soit mutante ou humaine ne dégageait pas une aussi forte odeur de sang ! A moins qu’elle ne se soit fait rôtir un ou deux humains à souhait…
Ainsi, c’est en observant avec intérêt la jeune asiatique, que je soutenais son regard juste pour la rendre furieuse, ce qui selon moi allait être très jouissif…
La voyant s’approcher je ne fis aucun mouvement et la laissait jouer son petit jeu jusqu’au bout. Je perçus nettement son sourire carnassier et cette sensation de plaisir que lui procurait cet instant. Décidant de la jouer à sa façon, je lui souris à mon tour mais d’un air plutôt dédaigneux et la fixai en me concentrant pour réussir à changer mes yeux d’humaine en ceux du tigre. Voyant alors nettement mieux les contours, je compris que mon système avait marché et qu’à présent mes pupilles étaient d’un bleu glacial anormal et d’apparence cristalline. Gardant toujours le sourire aux lèvres, je lui répondis donc :

« Et bien je dois dire que c’est ton parfum qui me gène… Hémoglobine, ce n’est pas vraiment une odeur que j’apprécie. »

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MessageSujet: Re: ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]   Mar 28 Juin - 21:18

Elle s’attendait à ce que Malia baisse les yeux, fasse une moue embarrassée ou encore prenne la fuite. C’est vrai quoi, elle l’avait tellement habituée à fuir. Ren l’avait donc jugé par rapport à ça. Normal non ? Elle pensait réellement que Malia était une peureuse, une de ces filles sans personnalité qui se fondent dans la masse. Elle n’avait jamais entendu parler d’elle, que ce soit en bien ou mal. Elle s’était donc fait sa propre opinion… Qui s’était avérée fausse. En réalité, Malia avait soutenu le regard de Ren et lui avait renvoyé son sourire. Mais il était dédaigneux, le genre de sourire qu’une petite peste aurait pu faire. Cela avait très légèrement agacé Ren. Mais juste un peu hein ! … Elle bouillonnait de rage de voir que Malia se fichait d’elle. Elle n’était pas dupe. Elle s’était certes trompée à son sujet mais elle était loin d’être bête. C’était de la provocation. Ren se contenait du mieux qu’elle pouvait mais, l’espace de quelques instants, l’énervement de la jeune asiatique s’envola. Les yeux de Malia, qui étaient tout à fait normaux, venaient de virer à un bleu étrange, glacial. Un regard cristallin, perçant comme celui d’un fauve, soutenait alors celui de Ren.

« Et bien je dois dire que c’est ton parfum qui me gène… Hémoglobine, ce n’est pas vraiment une odeur que j’apprécie. »

Ren ne percuta même pas que Malia venait de lui parler. La surprise s’était complètement emparée d’elle. Le sourire carnassier, moqueur, le regard qui voulait dire « t’es foutue ma pauvre ! » tout s’était envolé. Ren était absorbée par ce regard, magnifique d’ailleurs, qui était à présent posé sur elle. Bon Dieu, il s’était passé quoi exactement ? C’était possible un tel tour de passe-passe ? Ren se sentait épiée, dévisagée, comme si elle était devenue la proie de ce regard. C’était complètement débile cette impression, mais pourtant, elle faisait beaucoup moins la fière. Elle continuait de soutenir ce regard azuré et anormal à la fois. Elle avait engagé le combat, elle ne pouvait pas abandonner. Après quelques minutes, la Perfide se ressaisit. Elle n’allait tout de même pas se laisser impressionner par un simple changement oculaire tout de même ? Ce serait nuire à sa réputation !

Elle lança un nouveau sourire à Malia. Ce n’était pas un sourire dédaigneux, non. C’était un vrai sourire. Ren enleva sa main du mur où elle l’avait posée et prit ses plus longues mèches de cheveux dans sa main gauche pour jouer avec. Elle fixait Malia, en souriant. Enfin, ENFIN quelqu’un d’intéressant. Oh certes, elle lui tapait légèrement sur le système, mais cela en valait la peine. Elle mit son bras droit juste en dessous de sa poitrine et posa son coude gauche dessus. Elle inclina légèrement la tête sur le côté, toujours en souriant. Cependant, son sourire, qui à première vue traduisait pour elle la joie d’avoir trouvé quelqu’un qui avait du répondant, redevint aussi moqueur qu’avant. Ren repensa aux paroles qu’avaient dites Malia. Cela la faisait rire. Si elle n’avait pas continué sa phrase, elle l’aurait certainement agressé à propos de son parfum. Elle sentait extrêmement bon, non mais oh ! Heureusement pour elle, elle ne s’était pas arrêtée là. Cependant, comment pouvait-elle sentir l’odeur du sang ? Ren ne parlait de son don qu’à très peu de personne, en gros uniquement à son cercle d’amis très privé. Comment une simple mutante comme Malia pouvait sentir se dégager l’odeur du sang de Ren ? Cela l’intriguait énormément. Ce regard de fauve, cet odorat ultra développé… Cette Malia était vraiment bizarre.

« Hémoglobine, hein ? (Ren arqua un sourcil) Ma foi, tu m’impressionnes… Est-ce que mon identité de tueuse en série serait mise à mal et que l’odeur du sang de mes victimes inonde l’endroit où je suis ? »

Ren explosa de rire. Elle se plia et se tint les coté tellement elle riait. Elle se fichait littéralement de Malia, tentant de cacher sa curiosité mais aussi le malaise qui commençait à naître petit à petit en elle. En effet, une fille qui vous dit que l’odeur du sang qui se dégage de vous alors qu’elle n’est pas censée être au courant de votre don, il y a de quoi vous faire un peu peur quand même. Malgré sa totale confiance en elle, Ren se demandait bien à qui elle avait affaire. Et elle se posait pas mal de question. Elle stoppa son fou rire d’un coup et se releva. Elle ignora Malia et se dirigea vers son lit. Elle prit un de ses sacs et farfouilla dans une poche. Elle en sortit un paquet de chewing-gum. Celui qu’elle avait dans la bouche n’avait plus de goût. Elle prit aussi un mouchoir, ôta le chewing-gum de sa bouche et le mit dedans. Elle en prit un nouveau et jeta le mouchoir. Elle ignorait complètement la jeune brune. Comme si elle n’existait plus. Puis, soudain, elle lui lança un regard noir, remplit de haine. Elle alla s’adosser au mur en face de la porte, autrement en face de Malia puisqu’elle n’avait pas pu vraiment bouger (Ren lui avait sauté dessus avant même qu’elle ne s’installe). Elle mâchouillait son chewing-gum avec insolence et nerveusement.

Au final, elle ne lui avait pas répondu. Elle faisait sa belle, lui souriait avec un air dédaigneux mais elle ne s’était pas justifiée comme Ren lui avait demandé. Elle croyait peut-être que sa petite boutade allait lui suffire ? Eh bien elle se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Ren la toisa du regard. Les yeux bleus anormaux de la jeune brune la rendaient réellement mal à l’aise, mais elle essayait de passer outre.

« Tu dis que mon parfum te dérange mais, quelqu’un de normal, de sensé, ne peut pas sentir l’odeur du sang… A moins effectivement d’en être tâché. Or pour moi, ce n’est pas le cas. Toi, tu as senti que quelque chose « clochait » chez moi (Ren fit des guillemets avec ses doigts au moment où elle avait prononcé le mot clochait), tu as senti l’odeur omniprésente du sang alors que je n’ai même pas une égratignure sur mon corps… »

Ren croisa ses bras sous sa poitrine. Elle lança un sourire hautain à Malia. Elle voulait jouer ? Elles allaient jouer. Elle voulait piéger Ren ? Eh ben… Non. Hum. Ren détourna son regard de celui de Malia, mais souriait toujours. Elle regarda le ciel par la fenêtre. Il commençait à se couvrir un peu. Tant mieux, il ferait moins chaud comme ça. Elle mâchouilla son chewing-gum, tourna la tête vers Malia et fronça les sourcils. Puis, sur un ton assez agressif, car elle voulait des réponses, elle prit la parole.

« Qui es-tu ? Pourquoi mon odeur te dérange-t-elle tant ? Et ces yeux… Qu’est-ce qui cloche chez toi hein ? Réponds au lieu de me prendre pour une idiote ! »

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MessageSujet: Re: ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]   Jeu 30 Juin - 17:29

Satisfaite de ma réponse, je gardai toujours mon regard planté dans celui de la jeune asiatique et me délectai de l’effet produit par mes yeux. Moi qui avait fait ça juste pour la déconcentrer un peu, voilà que Ren arborait à présent un visage sans expression, terne, comme si elle était complètement désemparée et qu’elle avait perdu tout contrôle de la situation. Décidément, je n’aurais jamais cru pouvoir être aussi impressionnante ! Vraiment je trouvais ça plus que jouissif, cette façon de me regarder avec des yeux à la fois inquiets et interrogateurs. J’aimais me sentir supérieur, enfin qui pouvait détester ça en même temps ? Les mutants du professeur Xavier ? Sûrement. Eux qui voulaient être égaux aux humains, en effet nous n’avions pas les mêmes valeurs…

Observant avec intérêt Ren, j’avançai mon visage vers la lumière pour apporter des reflets sur mes pupilles et les rendre encore un peu plus stupéfiantes afin de désorienter davantage ma camarade. Voyant alors son sourire de « je vais te bouffer » disparaître pour de bon, je reculai brusquement et m’adossai de nouveau contre le mur maintenant que mon but était atteint et que j’étais pleinement satisfaite. Quant à Ren, je remarquai qu’elle reprit alors un peu de nerfs et abaissa son bras avant de s’éloigner un peu, reprenant malheureusement son sourire qui semblait pourtant légèrement différent. La suivant des yeux avec intérêt pour juger de ce qu’elle allait faire, je fus légèrement étonnée quand elle passa son bras sous sa poitrine et y posa son coude pour maintenir sa tête en position « Penseur de Rodin », ou quelque chose de semblable. Je restai donc figée et la regardai m’observer comme une espèce non identifiée. Mais elle me prenait pour quoi au juste ? Un animal de cirque ou la Joconde ? Avouez qu’il y avait de quoi trouver ça bizarre, il y avait encore quelques minutes, elle était comme pétrifiée et maintenant elle semblait avoir repris son attitude de départ. Les informations devaient aller vite dans son cerveau pour changer du tout au tout comme ça… Soupirant d’ennui face à Ren toujours perdue dans ses pensées et en train de me reluquer d’une façon désagréable, j’allai pour m’en aller prendre l’air dehors et évacuer toute cette odeur de sang qui m’encombrait le nez quand elle prit la parole d’un air moqueur :

« Hémoglobine, hein ? Ma foi, tu m’impressionnes… Est-ce que mon identité de tueuse en série serait mise à mal et que l’odeur du sang de mes victimes inonde l’endroit où je suis ? »

Agacé par cette question qui n’était en fait à mon avis qu’un échappatoire pour ne pas dire la vérité, je croisai les bras en silence et la regardai rire, pliée en deux d’une façon qui ne me parut pas naturelle. Est-ce qu’elle était toujours aussi expressive ou c’était juste pour m’agacer ? En tout cas, si c’était ça, elle avait gagné ! Pour ma part, je n’avais qu’une seule envie c’était de prendre ma forme féline et de lui sauter à la gorge mais ne souhaitant pas après me faire virer de l’institut pour meurtre je préférai garder mon calme et me dire, aller inspire, expire ma vieille ! Malheureusement, j’étais vraiment fatiguée et j’avais de plus en plus de mal à me contrôler au fur et à mesure des minutes qui passaient, une chance donc pour Ren qu’elle s’arrêta brusquement de rire avant que l’instinct de félin ne prenne le dessus… Enfin bon, une petite grillade un jour d’été comme ça n’avait jamais fait de mal à personne… Bref, mieux valait que je m’enlève toutes ces images de nourriture de la tête sinon j’allais devenir folle en plus, je n’avais même pas eu le temps de manger à midi et quand j’avais faim inutile de vous dire que j’étais de mauvais poils... C’est pourquoi, le fait que Ren soit aussi insupportable ne pouvait que m’irriter au plus haut point ! Tout allait mal c’était horrible, je sentais à la fois le self m’appelait et aussi mon lit ainsi que Ren que j’avais envie d’étriper depuis maintenant quatre bonnes minutes…
Cette dernière ne semblait d’ailleurs pas en avoir fini avec mon cas et me tourna le dos pour aller se chercher un nouveau chewing-gum. Décidément, elle était vraiment imprudente ! Continuer de me provoquer alors que j’étais à jeun et à mi-transformée, elle avait vraiment un sacré toupet ! Et pourtant… à vrai dire j’aimais bien sa façon d’agir, elle était espiègle, agaçante aussi on peut le dire, mais il y avait quelque chose d’autre qui faisait qu’elle m’intéressait ce pourquoi d’ailleurs elle était encore entière après un quart d’heure face à moi. Cependant, ce fut le regard noir qu’elle m’envoya qui me fit redescendre sur terre et me convaincu qu’une peste resterait éternellement une peste et ce n’est que lorsqu’elle s’adossa contre la fenêtre que je décidai de bouger vers mon lit et de prendre le dépliant posé sur ma table de chevet en essayant de faire au passage abstraction de ce qu'elle pouvait bien dire même si avec mon ouïe de félin ce n’était pas très aisé. Ainsi, je perçus nettement ses paroles mais je ne daignai pas lui répondre, préférant de loin m’installer à plat ventre sur mon lit, le papier dans les mains en pleine lecture.

« Tu dis que mon parfum te dérange mais, quelqu’un de normal, de sensé, ne peut pas sentir l’odeur du sang… A moins effectivement d’en être tâché. Or pour moi, ce n’est pas le cas. Toi, tu as senti que quelque chose « clochait » chez moi, tu as senti l’odeur omniprésente du sang alors que je n’ai même pas une égratignure sur mon corps… »

Ignorant royalement ma camarade, je relevai juste sa dernière phrase et pensai qu’après tout si je connaissais la raison pour laquelle elle sentait le sang, je ne serais pas là pour attendre qu’elle me le dise ! Après tout ça m'avait l’air d’être sa peau qui était imprégnée de l’odeur et pas un endroit en particulier comme quand quelqu’un se blesse donc je n’avais pas vraiment d’idée sur ce qu’elle pouvait avoir de spécial en fait…
Me replongeant alors dans ma lecture après cette brève parenthèse, je m’imaginais la tête de Ren si un jour elle me voyait en tigre. Rien que d’y penser la scène me fit sourire et oublier même que devant moi à quelques mètres la furie se préparait à lancer sa prochaine attaque avec un regard plein de défis et un sourire hautain comme je les détestais.

« Qui es-tu ? Pourquoi mon odeur te dérange-t-elle tant ? Et ces yeux… Qu’est-ce qui cloche chez toi hein ? Réponds au lieu de me prendre pour une idiote ! »

Alors maintenant je l’intriguais ? Très bien, puisqu’elle n’était pas décidée à abandonner la partie, j’allais devoir continuer là où je m’étais arrêtée… N’y réfléchissant pas à deux fois, je décidai de réopérer le changement avec mes yeux pour que ceux-ci reprennent leur aspect humain. Ils avaient l’air de la déranger alors autant remédier maintenant à ce petit problème en plus les garder sous cette apparence me demander plus d’énergie pour contrôler le côté félin que quand j’étais entièrement tigre donc ça m’arrangeait dans un sens de procéder à ce changement. Cependant, je n’allais pas le faire à la manière rapide, non c’était beaucoup plus amusant de le faire progressivement puisque cela avait tendance à perturber ce qui y assistait. Aussi, c’est en fixant Ren que je sentais mes yeux redevenir humains avec une lenteur extrême, et passer d’un bleu perçant, à un gris-bleu, puis à un bleu plus foncé et enfin à la couleur saphir qui les caractérisait.

« Ça va mieux comme ça ? Tu te sens plus à l’aise ? »

Posant mon menton sur mon oreiller, je continuai de fixai Ren avant qu’une idée brillante mais un peu risquée ne me vienne à l’esprit. Me remémorant ses paroles, je réfléchissais à la première question qu’elle m’avait posée « Qui est-tu ? » Etait-elle seulement sûre de vouloir le savoir ? Parce que si oui, j’avais peut-être un moyen de lui montrer explicitement ce que j’étais et ce n’était pas pour me déplaire, moi qui avait déjà pensé à la tête qu’elle ferait une fois qu’elle m’aurait vu sous mon apparence féline, je ne demandai qu’à ce que ça se réalise. Aussi, pourquoi lui demandai « Est-tu sûre de vouloir le savoir ? » après tout, peste comme elle était, elle ne devait attendre que ça… Ainsi, c’est juste avant de me changer en tigre que je lui lançai un regard amusé et dit :

« Qui je suis ? Non tu ne voulais pas plutôt dire ce que je suis ? »

Me courbant légèrement, je finis à quatre pattes, protégée par une épaisse fourrure couleur de neige, les vertèbres prolongées en une queue longue et tigrée. Ayant à nouveau repris mes yeux azurés, je plantai mon regard dans le sien et découvrais mes canines allongées et pointues.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]   Ven 1 Juil - 21:00

Des réponses, c’est tout ce qu’elle voulait. Sérieusement, elle détestait ne pas savoir. L’odeur du sang, non mais elle se foutait d’elle là ! Ren été sur les nerfs et mâchouillait son chewing-gum plus qu’activement. Malia s’était allongée sur son lit, en l’ignorant royalement et en lisant un dépliant des plus banals. Ren avait envie de jouer avec elle, mais cette ignorance l’agaçait. Cette Malia… Passer de la méfiance à l’ignorance en moins de deux, c’était assez impressionnant. Bravo. La jeune asiatique aurait voulu avoir plus d’impact sur la brune, qui s’était contentée d’esquisser un sourire. C’était réellement du foutage de gueule là, y avait pas photo ! Ren serra son t-shirt entre ses doigts. Elle avait envie de sauter sur Malia, de la frapper, de la prendre par le col et de la secouer comme un pommier en lui disant « MAIS PAAAAAARLE !!!! ». Oui, elle avait envie de faire tout cela mais uniquement le mâchouillement énergétique de son chewing-gum et ses muscles tendus laissaient transparaître sa rage. Jamais elle ne s’était contenue ainsi. Elle qui à la base voulait énerver Malia… Se retrouvait en réalité à sa place. Elle pouvait être fière cette espèce de… De… Ren arrêta de mâcher son chewing-gum. Elle regardait Malia. Cette dernière, qui avait levé ses yeux d’un bleu anormal, la fixait d’une étrange façon. Ren n’appréciait guère, elle avait… Un mauvais pressentiment. Qui s’avéra plutôt vrai en plus.

Alors qu’elle avait l’impression d’être dévisagée comme une bête de foire, Malia refit son tour de passe-passe. Les yeux dans les yeux, Ren vit la transformation qui s’opéra et cela lui glaça le sang. Ils passèrent d’un bleu anormal au bleu-gris, puis à bleu foncé pour enfin redevenir normaux. Bleus saphir. Ren perdit encore toute forme de moquerie. Est-ce que Malia avait le don de faire croire ce qu’elle voulait aux gens ? De leur faire apparaître des illusions ? Non parce que sinon, Ren ne voyait pas vraiment quel était son pouvoir. Changer ses yeux de couleur… Ouais super. Utile comme pouvoir, utile. Mais tout de même… Ren n’était pas à l’aise. Etait-ce la réalité ou bien tout ceci n’était qu’illusion ?

« Ça va mieux comme ça ? Tu te sens plus à l’aise ? »

Ouais ben en fait non pas vraiment ! C’était gentil d’avoir fait ça pour elle hein, mais alors franchement, Ren s’en serait passé volontiers. Malia lui foutait les jetons, elle arrivait à la faire douter de ce qui était en train de se passer. Et si c’était réellement une illusion ? Depuis le début ? Ren était mal à l’aise et cela se voyait. Elle n’avait pas vraiment peur, mais elle se demandait bien ce que Malia cachait. Certes, le changement de ses yeux avait un lien avec son pouvoir, c’était obligé. Mais quel était-il réellement ce dernier ? Ren était curieuse de savoir, même si elle se doutait qu’il avait un lien avec l’illusion. La jeune brune avait posé son menton sur son oreiller, fixant toujours Ren. Elle devait être fière d’elle et se gausser de la jeune asiatique. Elle était allongée sur le ventre et avait un sourire amusé. Ren la fixait aussi, mais elle aurait préféré être à cent mille lieux de sa chambre.

«Qui je suis ? Non tu ne voulais pas plutôt dire ce que je suis ? »

Ce qu’elle était ? Un monstre ! Ahah. Ren esquissa un sourire, car la question de Malia était stupide et s’apprêta à la vanner mais elle se figea net et tira une tête de trois kilomètres de long. Malia se transformait, sous son nez en un réel fauve. Ses yeux redevinrent bleus, mais bleu anormal, cristallin. Le même bleu qui avait tant surpris Ren. Ce regard dont elle avait eu l’impression qu’elle en était la proie, elle ressentit la sensation puissance mille. Elle n’avait pas était loin de la réalité en le pensant la première fois. Seulement, était-ce encore la réalité ? Ren était sûre que non. C’était forcément une illusion. Oui, forcément. Cependant, cela restait très impressionnant et il fallait vraiment bien maîtriser son pouvoir pour arriver à un tel résultat. Les membres de Ren, qui étaient super tendus se relâchèrent petit à petit. Cette dernière décolla son dos de la fenêtre où elle était adossée et se dirigea vers le lit de Malia. Elle s’arrêta à coté et se mit à rire.

« Alors là vraiment, excellent, je dois t’avouer que je suis impressionnée ! Belle illusion ma vieille, franchement, je m’incline ! »

Ren riait de bon cœur pour s’être laissée bernée aussi longtemps et s'inclina, histoire d'apporté un geste à ses paroles. Cette Malia était réellement une fille intéressante et puissante en plus. Elle avait de la répartie et pouvait se faire sentir mal la plus hautaine des filles. Franchement, rien que pour cela, Ren lui tirait son chapeau et commençait à l’apprécier un peu. Toujours en riant, elle prit les oreilles du « tigre blanc » et joua avec. Vraiment très réaliste en plus cette illusion ! Elle riait tout en tripotant les oreilles, puis les moustaches et elle lui gratouilla la tête. Il était mignon le minou ! En plus, ce n’était pas qu’elle adorait les chats, mais un peu quand même, alors un gros minou comme ça… C’était le bonheur ! Elle avait envie de s’allonger à coté de Malia et de lui faire un gros câlin ! … Oui, elle devenait folle en présence d’animaux. Cependant, elle savait que ce n’était qu’une illusion, elle ne devait donc pas se laisser attendrir. Elle prit la tête du faux fauve entre ses mains et planta son regard dans le sien, en souriant. Puis elle lui donna une grosse tape sur le museau.

« Aller, maintenant ça suffit, tu peux te montrer pour de bon Malia ! Ahah ! »

Elle riait encore tout en gardant la tête de l’illusion de Malia dans ses mains. Mais, plus ça allait, plus elle riait… Jaune. L’illusion était toujours là, malgré la tape qu’elle avait donnée. Et si… Et si par malheur, Malia c’était réellement transformée en tigre blanc ? Ren se stoppa dans son rire. Elle planta de nouveau son regard dans les yeux bleus anormaux de la bête. Elle était une proie, une réelle proie, si fragile et si proche… Elle pouvait lui sauter dessus en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. La peur s’empara de Ren et l’effroi déforma son joli minois. Et si Malia avait décidé de la bouffer ? D’en faire son quatre heure ? Parce qu’elle, elle avait acheté des pâtisseries pour manger mais Malia… Mangeait-elle de la chair fraîche quand elle avait un petit creux ? Ren n’arrivait plus à bouger. Elle ne savait pas quoi faire. Elle tremblait, tenant la tête du tigre dans ses mains. Ses doigts se crispèrent et s’enfoncèrent dans sa fourrure. C’était bel et bien la réalité. Devant elle se tenait un vrai tigre blanc, un vrai fauve, un vrai mangeur de chair.

Dans un élan de prise de conscience, Ren lâcha brusquement la tête de Malia et recula à toute vitesse. Dans l’empressement, elle trébucha et se retrouva sur les fesses. Elle fixait toujours la bête. Cette fois-ci, c’était foutu. Elle ne pouvait plus s’échapper. Elle était prise au piège. Sa respiration devint saccadée, elle avait le souffle très court.

« Putain mais… Mais c’est quoi ce… Ce bordel ? Qu’est-ce que tu… Tu fous là, tu veux ma… Ma peau ? Putain arrêtes ça ! »

Ren tremblait de tout son corps et n’arrivait plus à aligner deux mots sensés. Elle avait l’impression que devant cette bête… Elle était cuite. Mais remarquez, à bien y réfléchir… Cela expliquait certainement pourquoi Malia avait senti l’odeur du sang sur Ren, non ? Cette dernière, dans une dernière lueur de lucidité, se fit la remarque, puis la peur repris définitivement le dessus. Elle ne savait réellement pas comment elle allait s’en sortir… Si elle y arrivait.

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MessageSujet: Re: ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]   Dim 3 Juil - 21:30

Posant ma tête sur mes pattes avant, je restai sans bouger sur mon lit, les yeux plantés dans ceux de Ren qui paraissait totalement déboussolée. Alors elle avait voulu jouer hein ? Et bien c’était chose faite ! Et bien faite même si vous voulez mon avis. A présent, ce qui était certain c’est qu’elle ne riait plus comme tout à l’heure. La petite s’était prise à son propre jeu, ce qui n’était pas pour me déplaire d’ailleurs. Jamais il ne fallait jouer avec mes nerfs, certes j’étais patiente mais jusqu’à un certain point et si ma limite était franchise, je n’allais certainement pas me gêner pour faire vivre les pires calvaires à ceux qui ont abusés de ma gentillesse. Enfin, gentillesse c’est une façon de parler…

Aussi, ne plus entendre Ren se vanter et se sentir supérieur me faisait un bien fou et j’étais fière d’être parvenue, moi une jeune mutante inscrite ici que depuis un an, à la mettre dans une position délicate. Rien que d’observer les différentes expressions défiler sur son visage choqué me faisait le plus grand bien ! Finalement elle pouvait être docile quand elle voulait, il fallait juste savoir si prendre…
Analysant mes dernières actions de la journée, je conclus avec un plaisir non dissimulé que cette année allait, selon moi, être une des meilleures de ma vie ! J’avais une colocataire toute gentille et mignonne limite attendrissante quand elle était aussi silencieuse et j’avais aussi dès le départ sut mettre une distance de sécurité entre les petits nouveaux, les poussins comme je les appelais car oui ils me donnaient envie de les manger et moi. Quoi de plus merveilleux donc qu’un monde aussi bien hiérarchisé ?

Tournant la tête après avoir constaté que Ren n’avait pas bougé d’un pouce et demeurait toujours interdite le dos posé contre la fenêtre, j’entrepris de faire une petite toilette pour lustrer un peu mon poil. Je me devais d’être présentable, non ? Je me plaçai donc sur le flanc sans gêne comme si j’étais chez moi ou dehors dans l’herbe et passai de bref coups de langue sur mes pattes pour en chasser la poussière avant de nettoyer ensuite mes griffes qui en avaient vraiment besoin et ce sans porter une quelconque attention à la jeune asiatique tout près de moi. Nous dûmes rester comme ça un bon moment je pense. Sans parler, déconnectées de la réalité car j’étais déjà en train de lécher mon dos quand Ren repris du nerf. La voyant du coin de l’œil s’approcher du lit, je relevai la tête par réflexe et remarquai qu’elle arborait un étrange sourire. Pourquoi était-elle redevenue aussi joviale tout à coup ? Qu’est-ce qui s’était passé dans sa tête durant ces quelques minutes pour qu’elle change aussi soudainement d’attitude et prenne un sourire amusé alors que j’étais face à elle, dans un corps de tigre, c’est-à-dire avec une force largement supérieure à la sienne. Il est vrai qu’à cet instant, j’étais perdue. Je la voyais se poster face à moi de manière triomphante et enjouée comme si elle ne mesurait pas le danger et me demandai bien si cette fille n’avait pas des tendances suicidaires extrêmement poussées. Elle venait, pour parler clairement, se jeter toute seule dans la gueule du loup ! C’était incompréhensible, personne de normal n’aurait agi comme elle ! Ils auraient tous pris leurs jambes à leur cou et seraient partis à toute vitesse. Vraiment, on peut dire que Ren ne faisait pas les choses comme tout le monde et le fait qu’elle s’adresse à moi en se courbant ne fis que me surprendre davantage.

« Alors là vraiment, excellent, je dois t’avouer que je suis impressionnée ! Belle illusion ma vieille, franchement, je m’incline ! »

Là, à vrai dire, c’était plutôt moi qui était impressionnée. Je n’avais pas rêvé ou elle avait bien dit le mot « illusion » ? Mais à quoi elle pensait en fait ? Ou du moins qu’est-ce qu’elle croyait réellement ? Que j’étais une illusion et que mon corps de tigre était factice ? Je ne savais vraiment plus quoi penser, cette fille avait réellement le don d’embrouiller les esprits que ce soit celui des autres ou le sien.
Réfléchissant donc à un quelconque moyen de lui remettre les idées en place pour qu’elle assimile bien que je n’étais pas une copie mais bien un tigre en chair et en os et ce dû à une métamorphose et non à un simple tour de passe-passe, je ne mesurai pas tout de suite que j’avais à faire à une fan de nounours en peluche grandeur nature, mon plus grand malheur. Alors qu’elle prenait mes oreilles dans ses mains et commençait à jouer avec, je sursautai brusquement et me demandai ce qui se passait. Bon sang, j’étais dans un film d’horreur ou quoi ? Elle me prenait pour Tigrou l’ami de Winnie l’ourson ? A ce moment une seule question me vint en tête : « Mais comment j’allais pouvoir me sortir de ce pétrin ? ». Certes il y aurait eu la méthode, je t’arrache un bras ou deux et c’est fini mais quand même, j’étais un minimum civilisé ! En plus, j’avais faim, très faim, mon ventre devenait quasiment une obsession… Mon côté félin, se faisait plus que présent et je n’arrivais presque plus à résister à l’envie de manger. Bref, je me maudissais d’avoir laissé approcher ce démon de mon lit. L’enfer voilà ce que je vivais et ce cirque n’était pas près de prendre fin malheureusement pour moi… En effet, après avoir fini de jouer avec mes oreilles, Ren prit mes moustaches et commença à les tripoter ce qui fut pour moi pire que d’être sacrifiée sur un bucher. Retroussant de temps à autre le museau car mine de rien, se faire toucher les moustaches était quelque chose de désagréable qui démangeait et donnait envie d’éternuer, je priais pour trouver une issue de secours à ce cauchemar. Cependant, je n’étais pas à l’apogée de mes souffrances ! Mais ça je ne le compris que quand Ren me donna une tape sur le museau ce qui fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase ! Nan mais oh, j’étais pas un jouet ! Voyant rouge, je me mis à grogner et allait pour lui sauter dessus quand cette dernière se mit à parler toujours avec son sourire amusée :

« Aller, maintenant ça suffit, tu peux te montrer pour de bon Malia ! Ahah ! »

Et c’était reparti, elle était toujours dans sa propre illusion et croyais que j’avais créé mon nouveau corps de toutes pièces. Exaspérée, je n’en restai pas moins furieuse qu’elle m’ait tapée comme si j’étais un objet, et commençai à préparer un plan de vengeance dans ma tête quand je sentis la main de Ren trembler et la vis se précipiter subitement de l’autre côté de la pièce, ses yeux me fixant d’un air terrifié. Ah ben quand même, elle avait enfin compris que j’étais pas une peluche ! Bon alors revenons là où on s’était arrêté… Me relevant sur mes quatre pattes, je me secouai vivement le pelage en essayant d’adopter une attitude calme et posée puis je descendis du lit lentement sachant que de toute façon Ren était prise au piège. Tendant l’oreille pour m’assurer qu’il n’y avait personne aux alentours et que j’avais le champ libre pour m’amuser, je fus satisfaite quand je perçus un silence total et ce sur plusieurs mètres à la ronde. Je mis donc un certain temps avant de m’avancer jusqu’à Ren afin de savourer pleinement le sentiment de pouvoir que j’avais et aussi pour me venger de l’humiliation que j’avais subie plus tôt. Et oui je détestai qu’on abime ma réputation ! Baissant la tête vers le sol, je prolongeai encore les minutes d’attente avant de finalement relever la tête et découvrir mes longues canines pointues avec un rugissement étouffé. Ne souhaitant pas perdre une seconde, je m’élançais sur la jeune asiatique et la griffais au bras gauche tout en prenant l’autre dans ma gueule de façon à l’immobiliser.

Cependant, j’avais fait une petite erreur de calcul… En effet, j’avais légèrement oublié le fils de Magneto et le fait qu’il se déplaçait à une vitesse surhumaine. Malheureusement pour moi ce dernier avait dû entendre mon grondement et c’était ainsi dirigé en vitesse vers notre chambre. N’ayant pas sa vitesse, je ne pus que tourner la tête la bouche ouverte avec le bras de Ren à l’intérieur qui pendait avant de le voir entrer.
Me rappelant qu’il était le fils du directeur, je lachai aussitôt Ren et refermai ma gueule. On était foutues ! Enfin, J’ETAIS foutue ! Oh mon dieu, pourquoi il fallait qu’il arrive maintenant et surtout pourquoi fallait-il toujours que les choses comme ça n’arrive qu’à moi ? J’étais donc en train de me faire tout un film et de prévoir mon renvoi, ma vie futur dans une rue malfamée pendant que le silence régnait dans la pièce. Ce fut le sourire de notre invité que me perturba. En effet, ce dernier n’avait pas vraiment l’air de vouloir aller tout raconter à son père, il s’amusait plutôt de voir nos têtes. Aussi, c’est en gardant son sourire aux lèvres et sans nous dire un mot qu’il referma la porte et partit. Je me relevai alors immédiatement et contournai Ren qui étrangement depuis sa blessure sentait le sang de façon étrange. L’odeur était plus forte certes ce qui était normal mais il y avait autre chose, un petit plus que je n’arrivais pas à identifier et qui m’intriguait beaucoup. J’aurais peut-être pu comprendre ce que c’était si seulement je n’avais pas été aussi occupé par mon avenir et par ce que Pietro allait pouvoir dire à Magneto…

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MessageSujet: Re: ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]   Jeu 7 Juil - 21:46

Le ventre noué par la peur, Ren tremblait de tout son corps. Elle ne pouvait plus se contenir, elle ne maîtrisait plus rien. Les passions avaient pris le dessus sur sa raison, elle aurait très bien été capable de se jeter par la fenêtre si sa vie n’en avait pas dépendu. Quoique sa vie… Elle ne tenait plus qu’à la volonté de Malia de la manger ou non. Ren priait pour que l’animal n’ait pas un petit creux de dernière minute et que sa chair serve de quatre-heure. Elle priait pour que l’intention de Malia fût uniquement de lui faire peur et non, au final, de la manger. Mais de cela elle en douta lorsqu’elle la vit descendre du lit, tel un prédateur chassant sa proie. Enfin, ici c’était plutôt en la narguant, en lui faisant comprendre que c’était elle qui maîtrisait la situation et non plus Ren. Quoiqu’elle ne l’avait jamais réellement maîtrisé. Malia n’avança pas de suite vers Ren, elle prenait son temps, elle faisait durer le calvaire. La jeune asiatique avait le palpitant qui allait sortir de sa poitrine tellement il cognait fort. Ren vit le fauve baisser la tête et ne pas la relever. L’espace de quelques minutes, Ren put ne pas voir le regard pénétrant et bleu glacial de Malia, elle croyait qu’elle avait une chance de lui échapper et de fuir vers la sortie mais… Mais non. Car cette dernière releva la tête. C’était un peu le calme avant la tempête en fait, car ce n’est qu’à partir de ce moment-là que Malia commença réellement à jouer avec Ren.

Le tigre découvrit ses dents et poussa un grognement. Ren fut effrayée à la vue des canines qui saillaient. Qu’elle avait de grandes dents la Malia ! De grandes dents qui allaient certainement s’enfoncer gentiment dans la chair tendre et juteuse de Ren. Tétanisée, Ren ne pouvait qu’admirer la scène qui s’offrait à elle : Un tigre blanc qui s’élançait vers elle dans l’optique de la manger. Dans un dernier espoir, Ren leva son bras gauche pour se protéger. Les griffes acérées de la bête s’enfoncèrent tel un couteau dans du beurre dans l’avant-bras de Ren. La douleur vive lui arracha un cri de stupeur mêlé à la douleur. Ca y était, elle était foutue. Elle tenta de se dégager mais le fauve avait tout prévu. Malia tenait le bras droit de Ren dans sa gueule, pas assez fort pour le lui arracher mais assez pour qu’elle ne puisse pas s’échapper. La jeune asiatique essaya vainement de tirer dessus mais elle sentait bien que si elle tirait trop, les crocs de Malia allaient la blesser encore plus. Elle stoppa toutes tentatives et fixa la bête dans les yeux. Est-ce qu’elle allait la manger ? Est-ce que c’était la fin ? Ren ne put pas se concentrer davantage sur ses pensées morbides, car la douleur vive qu’elle ressentait au bras la rappela à l’ordre. Elle examina son avant-bras gauche et trois entailles relativement profondes étaient la source de la douleur. Le sang coulait relativement vite, mais Ren exerça un peu de son don pour qu’il soit moins fluide. Elle avait tellement mal et ne pensait qu’à s’échapper, elle ne songea même pas à matérialiser son sang pour rendre la monnaie de sa pièce à Malia.

Cependant, ce fut comme si le destin voulait épargner Ren. En effet, ni l’une ni l’autre ne s’était rappelé que le fils de Magneto pouvait roder dans les parages à tout moment. Et Ren n’eut jamais béni autant quelqu’un de sa vie. C’est le bras dans la gueule de Malia et par terre que ce dernier la découvrit. Il était dans l’encadrement de la porte, et ne disait rien. Malia qui avait apparemment moins de mal à percuter les choses que Ren, lâcha précipitamment le bras de la jeune asiatique, qui retomba comme un sac sur le sol. Ren ne fit rien pour le bouger et, tel à un ange descendu du ciel, elle lança un large sourire à Pietro. Elle avait mal, très mal, mais elle était enfin délivrée, enfin elle avait la vie sauve. Le sang coulait de son bras mais elle s’en fichait, elle souriait. Et il lui rendait bien en plus. Lui aussi avait un large sourire. Son sauveur ! Il allait… La… LAISSER EN PLAN ? Il partit, toujours en souriant. Allait-il en toucher deux mots à son père ? A la vue de son visage amusé, il semblait que non. LE visage de Ren se décomposa.

* MAIS QU’EST-CE QUE TU FOUS PIETRO !!!!! REVIENS !! JE T’EN PRIE *

Ren était tellement désemparée, tellement déçue et en colère que la peur ne revint pas. Elle avait pratiquement oublié Malia. Elle serra les poings et les dents. Alors comme ça, on ne faisait rien pour aider les gens qui vivaient ici hein ? On ne faisait rien quand quelqu’un était en danger ? Fallait pas lui dire qu’il avait pas vu le sang qui coulait de son bras quand même ? Et puis l’autre là, elle faisait quoi ? Ca y était, elle avait fini de jouer ? Elle avait eu peur de Pietro ou quoi ? En effet, elle s’était éloignée de Ren. A bien y réfléchir, l’odeur du sang qui s’échappait d’elle devait lui être insupportable. Si déjà elle le sentait sur elle sans blessure, qu’est-ce que ce devait être ? Mais on n’ignorait pas quelqu’un comme ça alors qu’on venait de le blesser. Encore moins quand ce quelqu’un s’appelait Ren Yamazaki.

Ren entra dans une colère noire. Elle en oublia la douleur de son bras. Elle en oublia la venue de Pietro. Elle se focalisa uniquement sur Malia, lui lançant un regard de tueur. Elle rit nerveusement en même temps, car Malia n’allait pas s’en sortir comme ça.

« J’espère que tu te rends bien compte de ton erreur là espèce de débile ? Tu vas… Le regretter. »

Très lentement, Ren se releva. Elle ne se laissa pas emporter par la colère, non, elle fit tout cela très doucement. Elle serra son poing gauche et se concentra sur son sang. Il devint de moins en moins fluide, de plus en plus élastique. Quelle forme allait-elle lui faire prendre ? Une lame pour la dépecer ? Des aiguilles pour lui crever les yeux ? Elle opta pour quelque chose de simple, d’incongru et qui ne blesserait pas Malia. En effet, admettons que Pietro ait, au final, été voir son père. Si Ren blessait Malia, elle aurait aussi été coupable. Or, si elle matérialisait son sang en quelque chose qui ne blesserait pas Malia, tout irait bien pour elle. De plus, il suffisait juste qu’elle fasse entrer en contact son sang avec la fourrure de la bête pour que cette dernière ressente une vive brûlure. Oh oui, ça allait être jouissif.

Ren avança légèrement vers Malia en la fixant dans le blanc des yeux. Elle se concentra davantage, visualisa la forme que son sang allait prendre et se stoppa à environ un mètre de Malia. Elle lui lança un de ses sourires carnassier. Les entailles qu’elle lui avait faites avec ses griffes se refermèrent, la douleur disparut et de sa main droite, Ren saisit l’objet que son sang avait formé : une sorte de gros rectangle, assez épais. Un peu comme le couvercle d’une boîte à chaussure, si vous voyez le genre. Mais uniquement fait du sang de Ren et beaucoup plus dur qu’un carton. Aussi dur que du bois en fait. Avec ça elle allait pouvoir… L’assommer. Oh, elle n’allait pas la frapper très fort non… Juste assez pour qu’elle ait bien mal. Et aussi pour qu'elle ressente la vive brûlure au contact du sang de Ren. Ce n’est donc qu’après une petite minute que Ren, pris d’un accès de folie, poussa un hurlement, leva son « arme » au-dessus de sa tête et sauta sur Malia, retombant à genoux tout près d’elle. Elle abaissa son sang sur la tête de Malia. Au contact de son crâne, on put entendre un petit « Boum ».

« PREND-CA ESPECE DE CHAROGNE. JE VAIS T’APPRENDRE A VOULOIR ME BOUFFER VIEILLE CARNE. J’ESPERE QUE T’AS MAL HEIN ? CA BRULE HEIN ? AHAHAH !!! »

Ren était prise d’un accès de folie. Elle hurlait et pouffait de rire à la fois. En toute logique, Malia devait effectivement ressentir une vive brûlure à l’endroit où Ren avait frappé avec son arme de la mort qui tue. C’était un petit plus de son don, à défaut de pouvoir matérialiser de grosses choses. Ren frappa à plusieurs reprises sur le crâne de Malia, ne lui laissant pas le temps de réagir. Une fois calmée, elle se stoppa net. Plus aucun mouvement, rien. Elle baissa les bras sur ses genoux. Elle planta juste son regard dans celui de Malia et respirait plutôt fort, car son acte spontané l’avait essoufflée.

« Tu comprends mieux pourquoi tu sentais l’odeur du sang sur moi ? Cette odeur bizarre... C’est à cause de mon don. Tu vois, tu m’as jugé et esquivé à cause de ça, alors que moi dans le fond, je n’y suis pour rien. Peut-être que tu m’as aussi esquiver parce que j’ai un comportement des plus débiles mais… Mais… »

La voix de Ren tremblotait. C’était vrai ça, elle ne l’avait jamais demandé ce don. Quoique si, elle avait prié pour qu’un miracle se produise le jour où elle avait failli se faire violer mais… Quand même quoi. Elle se la jouait dure, rebelle et tout ça mais au fond elle, ce qu’elle voulait réellement c’était juste… Juste qu’on la comprenne, qu’on s’intéresse à elle en tant que Ren Yamazaki, la vraie, pas la péteuse de l’institut… Mais évidemment, comme elle faisait tout pour qu’on ne sache pas qui elle était réellement, elle se cachait derrière cette carapace, ce caractère pourri qu’elle avait décidé d’adopter. Cette confrontation avec Malia lui montrait bien à quel point elle avait été bête de faire ça. Quoique, dans un sens, elle aimait réellement son humour noir. Mais elle aurait voulu avoir de vrais amis. De vrais de vrais… Une larme coula le long de la joue de Ren. Elle ne s’en rendit compte pas assez tôt et ne put empêcher de couler le flot qui arrivait. Elle avait les joues mouillées et la vue troublée. Elle ne pouvait plus se concentrer et la douleur qui avait disparue suite à l’utisilation de son don revînt subitement. Le sang de Ren se dématérialisa et redevint complètement liquide, coulant le long des genoux de la jeune asiatique et formant une grande flaque par terre. Ren se détourna vivement de Malia et lui tourna le dos en se prenant l'avant-bras gauche dans la main droite. Elle était ridicule. RI-DI-CU-LE. Et en plus elle avait affreusement mal. Malia allait se foutre d’elle à un point… Elle était vraiment pathétique, bon sang, tout ça à cause de ce foutu don. Et de ce foutu gars qui avait failli… Ren s’essuya le visage du revers de sa manche. Elle resta dos à Malia et laissa échapper un petit rire. Elle tenta de reprendre son sérieux et de faire un peu d'humour mais sans réellement se convaincre elle-même.

« Eh, dis… On va faire comment pour réparer les dégâts et nettoyer tout ça ? »

Ren se mit à rire de bon coeur. C'était fou comme une bonne crise de nerfs pouvait vous soulager un hom... Euh, une femme.



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MessageSujet: Re: ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]   Jeu 14 Juil - 15:06

Depuis quelques minutes déjà, j’avais pris l’initiative d’ignorer Ren et de mettre un terme à notre confrontation enfantine. Je lui tournai le dos et faisais comme si rien ne s’était passé ; allant vers la fenêtre pour sentir la douce brise du soir frôler mon pelage. Je savais que ça devait énerver Ren, mais à vrai dire ce n’était pas le but recherché ; je voulais seulement ne pas penser à ce qui pourrait m’arriver si cette espèce de fusée humaine était allée tout raconter à son père. Puisque, même si je doutais fort qu’il fasse quoi que ce soit, il valait toujours mieux prévenir que guérir, pas vrai ? Enfin bref, je n’allais pas me voiler la face et faire comme si tout aller bien en disant : « Ah bon Pietro est entré ? Oh c’est pas très grave, je n’avais QUE le bras de Ren serré entre mes dents ! » Non, franchement ça aurait été idiot et aussi… totalement incrédule puisque oui, c’est vrai, je ne pouvais pas le nier, sa venue m’avait tout de même légèrement freinée dans mes projets… Bon, d’accord ça m’avait beaucoup freinée, mais ne jouons pas sur les mots, la situation était déjà assez stressante comme ça pour ne pas en rajouter ! A présent, je préférai de loin garder mes distances au cas où l’envie d’entrer dans la chambre SANS frapper venait à l’esprit de quelqu’un d’autre.

Ainsi, cela faisait déjà une bonne minute que j’étais couchée par terre, aux pieds de mon lit et que j’avais commencé une petite sieste en gardant cependant toujours un œil ouvert, quand Ren serra silencieusement le poing et commençait peu à peu à virer au rouge. Au fur et à mesure que je voyais sa colère amplifier, son visage aussi se flétrissait et paraissait tout autre ; comme celui d’une furie ou quelque chose du genre, qui réservait une bonne correction à quiconque était sur son chemin… Inutile de vous dire que je commençai à moins rire car même si j’avais comme protection d’être un fauve à la force et les sens plus développés, je restai totalement interdite et impressionnée alors que je distinguais le sang de ma camarade prendre un tout autre aspect que je ne serais pas vraiment expliquer. En effet, ce dernier me sembla plus solide mais pas d’une façon séchée et caillée non là il était encore liquide mais seulement il avait l’air, comment dire… vivant ?
Je n’avais jamais vu ça, pourtant ce n’était pas la première mutante que je rencontrai, mais cette façon de le maitriser c’était assez étonnant et peu ragoutant aussi je dois dire… Je priais presque pour que mes intestins supportent ce spectacle morbide. Aussi, c’est à cet instant que je me dis : « Et voilà, heureusement que j’ai pas mangé ce midi ! » L’odeur quand à elle était nauséabonde et je me demandai même comment Ren pouvait la supporter avec autant d’aisance car pour moi c’était impossible. J’avais le nez fourré dans mes pattes et légèrement retroussé puisque malgré tout la flagrance prononcée de sang salé et amère parvenait tout de même à mes narines. La pièce était saturée de l’odeur de Ren, j’avais même l’impression que les murs en étaient imprégnés et peut-être que là je ne rêvais pas. Quant à la ventilation de la fenêtre, on ne peut pas dire qu’elle y changeait vraiment quelque chose, à part brasser l’air et l’amener vers moi c’est tout ce qu’elle faisait.

Voyant alors qu’une sorte de rictus s’était formé au coin de la bouche de Ren et surtout que son sang se matérialiser peu à peu en une chose non identifiable que je reconnaissais pourtant comme une espèce de caisse ou de carton ; enfin quelque chose de rectangulaire en gros, je sortis d’instinct les crocs et ouvrait légèrement ma gueule même si pour tout vous dire j’étais complètement paralysée par la peur. Mais bon sang, c’était quoi cette espèce de fille ? Elle était complètement dérangée ou quoi ? Jouer avec son sang… ça me donnait la nausée rien que d’y penser… Et puis, les mutants vampires ça existait ça ?
Etant complètement sous le choc, je n’avais que reculé d’un ou deux pas vers mon lit quand Ren s’était élancée à la façon amazone devant moi en agitant son « sang ? » en l’air. Ben oui… ça existe peut-être bien… En tant normal et même plus ou moins dans le cas présent, je savais qu’il fallait faire abstraction de nos ressentiments et de l’effet que pouvait produire la découverte des dons des autres aussi étranges soient-ils, mais là ! Je ne m’étais préparée à rien ! Je croyais, que voilà, notre petit jeu avait pris fin à l’entrée de Pietro ; jamais je n’aurais mesuré que Ren puisse être aussi sanglante…

Apeurée, les sens en éveille et totalement incontrôlables, je n’arrivais même plus à commander mes pattes après avoir vu le caisson de vampirette se diriger contre moi. Je m’étais donc fait battre une première fois en sentant le sang rebondir sur ma tête et me brûler un peu au niveau de la joue. Une chance pour moi que mon pelage amortissait pas mal ses coups sinon je me serais surement évanouie devant la force qu’elle y mettait à chaque reprise puisqu’elle ne s’était pas arrêtée à un seul round ! A chaque fois, je recevais donc son sang sur ma tête sans même pouvoir protester et ressentais donc la même brûlure qui commençait sérieusement à me faire mal. J’avais d’ailleurs vu quelques poils tomber – surement carbonisés – ce pourquoi je sentais ma peau plus réceptive et dénudée sur une partie de mon visage. Enfin, une chance pour moi que Ren ne faisait pas vraiment attention à ce qu’elle faisait sinon ça aurait pu être bien pire ! En effet, celle-ci ne laissait pas assez longtemps son sang au contact de mon épiderme pour me brûler vraiment, au lieu de ça elle me frappait par petits coups rapides ce qui ne permettait pas à la chaleur de vraiment traverser mon poil. Cependant, ce n’est pas pour autant que je décidai de me débattre et de reprendre le dessus ; pas que je ne le voulais pas, au contraire cela aurait été un vrai plaisir pour moi d’immobiliser Ren à nouveau mais là mon instinct de félin était trop puissant pour que je parvienne à le contrôler pleinement puisque cette violence et la rapidité des coups de ma camarade avait pour conséquence de perturber totalement mes sens qui étaient déjà bien embêtés avec son odeur. De plus, le fait qu’il fasse encore jour et à peine nuit, jouait sur ma vue et les couleurs étaient beaucoup moins nettes contrairement aux formes. Ainsi, je voyais les choses légèrement déformées qui plus est quand celles-ci étaient en mouvement. Le fauve en moi étant affolé par ce qu’il voyait et qu’il n’arrivait pas à discerner, ma peur grandissait et je ne pouvais faire un geste. Ma seule protection était donc mes crocs qui pour l’occasion ne me servaient strictement à rien puisque Ren n’avait même pas l’air d’y porter la moindre attention.

Aussi, j’avais patienté pendant ce qui m’avait semblé des heures avant que la jeune asiatique ne se calme complètement. Elle reprit d’ailleurs un comportement posé en l’espace de quelques minutes ce qui m’impressionna beaucoup et eut même tendance à me perturber. Je ne savais vraiment plus quoi penser d’elle. Est-ce qu’elle allait à nouveau me sauter dessus et qu’il ne s’agissait là que d’un bref répit avant la tempête ou bien était-elle à nouveau elle-même ? Ainsi, c’est la phrase qu’elle prononça et cette expression triste peignée sur son visage qui me permit de comprendre que Ren était vraiment sincère et que j’avais bien en face de moi la vraie Ren Yamazaki :

« Tu comprends mieux pourquoi tu sentais l’odeur du sang sur moi ? Cette odeur bizarre... C’est à cause de mon don. Tu vois, tu m’as jugé et esquivé à cause de ça, alors que moi dans le fond, je n’y suis pour rien. Peut-être que tu m’as aussi esquiver parce que j’ai un comportement des plus débiles mais… Mais…
Eh, dis… On va faire comment pour réparer les dégâts et nettoyer tout ça ?
»

A ces mots, je ne pus m’empêcher de me reconnaître un peu en elle. Certes, je n’avais pas dû vivre la même chose mais nous étions tout de même deux jeunes mutantes privées d’une vie normale qui étaient passées par des moments durs.
M’apprêtant à prendre la parole, je repris ma forme humaine et allai m’installer sur mon lit, le dos calé dans le mur adjacent. Je sentis alors une vive brûlure sur ma joue et y passai ma main pour constater qu’elle était légèrement bombée et bien brûlée… Je soupirai même si je n’allai pas ramener ça sur le tapis ; de toute façon, me connaissant, la marque allait disparaitre dans quelques jours donc bon, pas la peine d’en faire toute une histoire…

Remarquant alors que Ren s’était mise à me tourner le dos après que quelques larmes aient roulé sur ses joues, je levai les yeux au ciel perdue dans mes pensées. Je me remémorai ma première transformation et les épisodes qui avaient suivis avant de dire d’une voix aussi douce que possible :

« Je comprends très bien ce que tu peux ressentir crois-moi, ce n’est pas pour gagner ta confiance ou quelque chose du genre. Moi non plus je n’aime pas perdre le contrôle sur mon pouvoir et aller jusque dans des cas extrêmes. Plusieurs fois, j’ai failli blesser des personnes de mon entourage à mon insu… d’ailleurs je comprends mieux pourquoi mes parents avaient décidé de m’éloigner de tout comme si j’étais nocive, limite radioactive. Je suis un danger, c’est comme ça je ne peux rien y faire. Comme une bombe à retardement, je peux être très calme quelques minutes avant de devenir une vraie tueuse et on ne peut pas dire que mon pouvoir m’arrange la tâche… Etre un tigre, un mangeur de viande bien fraîche voilà ce que je suis en vrai, comment ne pas être effrayé par mon apparence ? »

Faisant alors une brève pause, je repensai à mes dernières années de mutante et à combien ma petite vie tranquille et paisible avait bien changé. Je poursuivis alors avec un rire nerveux qui trahissait bien mon malaise.

« En plus, nous n’avons aucun temps de répit, il faut toujours donner bonne impression ; faire comme si tout allait bien, se voiler la face pour que personne ne sache que parfois on peut en avoir ras-le-bol de cette vie… Ne pas montrer que parfois on peut être faible. Après tout, nous sommes aussi humains à la base alors pourquoi cela devrait être honteux… »

Me secouant la tête, je m’étais extirpée de mon lit pour aller rejoindre Ren et lui donner l’occasion de repartir à zéro et aussi d’oublier un peu tout ce qui nous avait envahi les esprits. Je m’avançai donc vers elle et posai ma main sur son épaule avant de dire avec un sourire qui se voulait le plus chaleureux possible et qui se transforma à la fin en sorte de grimace à cause de ma brulure qui me lançait :

« Enchantée Malia Julianiya, je pense être ta nouvelle colocataire ! Accepterais-tu de m’aider à ranger la chambre ? »

Je savais qu’à cet instant, j’avais pu paraître très puérile ou même un peu étrange, mais je ne tenais pas à redevenir un tigre et à me battre contre Ren. Aussi, lui tournant le dos en attendant une réponse, je partis ranger un peu les vêtements qui étaient éparpillés à terre dans l’espoir que peut-être elle voudrait bien me rejoindre.

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MessageSujet: Re: ~ La colocation pour les nulles. [PV Malia ♥]   Jeu 21 Juil - 21:31

Jamais Ren n’aurait cru que sa « confrontation » avec Malia aurait fini ainsi. Enfin elle n’aurait jamais cru fondre en larme devant elle. Elle ne pleurait pas devant beaucoup de gens, voire personne. Elle n’aimait pas montrer cette faiblesse, ce signe qui montrait qu’elle avait un cœur comme tout le monde. Non, Ren aimait se montrer forte et tout ce qui s’ensuit. Enfin, vous voyez bien comment est Ren… Vous imaginez donc à quel point cette situation l’importunait. Cependant, elle préférait que ce soit devant Malia plutôt que quelqu’un d’autre. En effet, d’un certain point de vue, cette dernière comprendrait donc bien au final qu’elle avait esquivé la jeune asiatique uniquement à cause de son don, et que Ren pouvait très bien être humaine et qu’elle avait un tant soit peu de sentiments. C’était dommage qu’il faille en arriver là pour se rendre compte que Ren était comme tout le monde. Enfin… Il fallait dire qu’elle ne se remettait pas beaucoup en question, et qu’elle agissait bêtement. En réalité, elle attendait qu’on s’intéresse à elle, qu’on fasse le premier pas, qu’on se rende compte qu’au fond d’elle, tout au fond d’elle, elle allait mal et avait besoin d’en parler. Sauf qu’elle n’avait pas encore vraiment réalisé que ça n’allait pas lui tomber tout cuit dans le bec. A agir comme elle le faisait, elle ne récoltait que ce qu’elle semait : autrement dit, pas grand-chose de positif. C’était plutôt bien, dans un sens, qu’elle soit tombée sur une fille comme Malia. Une fille qui ne se laissait pas marcher sur les pieds et qui lui avait bien fait comprendre qu’elle n’était qu’une petite merdeuse parmi tant d’autre. Au moins, ça lui donnait une bonne raison pour se remettre en question. Chose qu’elle n’avait pas l’habitude de faire pour tout avouer…

Elle fut tirée de ses pensées par Malia, qui reprenait forme humaine. Ren avait tourné la tête, attirée par le bruit que faisait sa colocataire. Elle l’avait vu s’installer sur son lit, s’adosser au mur et passer sa main sur sa joue. Ren grimaça légèrement, c’était de sa faute si Malia avait mal. Elle l’avait attaqué comme une sauvage, la frappant avec son sang. Oui, ça peut vous paraître étrange d’imaginer Ren attaquer un tigre blanc avec son sang matérialisé en un couvercle de boîte en carton, et pourtant… Dans l’institut de la confrérie, tout était possible. Enfin. Ren s’excuserait plus tard, pour le moment, le silence qui surplombait la pièce ne lui donnait pas envie de prendre la parole. Elle vit Malia lever les yeux au ciel. Ren l’exaspérait-elle à ce point ? Deux nouvelles larmes coulèrent sur ses joues. Pourtant, non… Ce n’était pas ce qu’elle lisait sur son visage. La jeune brune semblait perdue dans ses pensées. Peut-être ressentait-elle un peu de compassion pour Ren. D’ailleurs, cette dernière retourna vivement la tête, elle ne voulait pas que Malia la voit encore pleurer. Jamais elle n’avait autant pleuré en aussi peu de temps ! Et ce n’était peut-être pas terminé…

« Je comprends très bien ce que tu peux ressentir crois-moi, ce n’est pas pour gagner ta confiance ou quelque chose du genre. Moi non plus je n’aime pas perdre le contrôle sur mon pouvoir et aller jusque dans des cas extrêmes. Plusieurs fois, j’ai failli blesser des personnes de mon entourage à mon insu… d’ailleurs je comprends mieux pourquoi mes parents avaient décidé de m’éloigner de tout comme si j’étais nocive, limite radioactive. Je suis un danger, c’est comme ça je ne peux rien y faire. Comme une bombe à retardement, je peux être très calme quelques minutes avant de devenir une vraie tueuse et on ne peut pas dire que mon pouvoir m’arrange la tâche… Etre un tigre, un mangeur de viande bien fraîche voilà ce que je suis en vrai, comment ne pas être effrayé par mon apparence ? »

Ren esquissa un sourire que Malia aurait surement aimé voir. C’était fou comme elle la comprenait bien. Enfin, la comprenait… Ce n’était pas trop son cas, mais elle compatissait. Elle ne s’était jamais douté qu’elle ressentait ça. Comme ça, ça l’affectait autant que les gens aient peur de son apparence féline ? Ren fut étonnée, de voir que Malia aussi pouvait être touchée par ce que pensaient les autres. Elle aussi, elle s’était fait une sorte de carapace intraversable, qui la protégeait du monde extérieur. Sauf que cette carapace qui contenait toutes leurs émotions au bout d’un moment… Il fallait bien qu’elle se vide. Mais à qui faire part de tout cela ? Ren avait un peu de peine pour Malia. En effet, son don à elle, personne ne pouvait le savoir, à moins qu’elle le dise ou qu’on le sente (comme Malia par exemple…), personne ne pouvait se douter qu’elle maitrisait son sang. Quant à la brunette… C’était totalement différent. Il suffisait qu’elle se transforme pour une raison x ou y et ça y était, tout le monde savait ce qu’elle était. Si seulement les gens étaient plus ouverts d’esprit, plus indulgents, peut-être que ça irait mieux… Ren soupira. Malheureusement, ce n’était pas le cas. Heureusement pour elle, des filles comme Malia existaient et la faisaient se sentir moins seule. Beaucoup moins seule.

« En plus, nous n’avons aucun temps de répit, il faut toujours donner bonne impression ; faire comme si tout allait bien, se voiler la face pour que personne ne sache que parfois on peut en avoir ras-le-bol de cette vie… Ne pas montrer que parfois on peut être faible. Après tout, nous sommes aussi humains à la base alors pourquoi cela devrait être honteux… »

Ren écarquilla les yeux. Ce fut comme si elle avait reçu une flèche en plein cœur. Ce qu’avait dit Malia… C’aurait pu être Ren à sa place, en train de le dire. Elle ne pensait pas avoir autant de points communs avec Malia. Alors que tout semblait les éloigner, ce sentiment étrange les rapprochait. Il faut toujours donner une bonne impression… C’était vrai. Dans ce monde, c’était soit tu te laissais abattre par le poids de la réalité et tu te faisais bouffer par les autres soit… Soit tu faisais semblant que tout allait bien, que tu étais la fille la plus heureuse du monde et tu étais seule, terriblement seule. Le choix était difficile à faire, même si Ren l’avait très vite fait. De nouvelles larmes coulèrent sur ses joues. Elle ne fit rien pour les arrêter, elle les laissa couler. A cause d’un humain, un stupide humain, un déchet de la société, elle se retrouvait aujourd’hui à pleurer comme une débile sans que personne ne sache pourquoi. Elle n’avait jamais voulu en parler. Jamais elle n’avait voulu alléger le poids de son âme, qui aujourd’hui pesait lourd. Elle ne voulait toujours pas le faire, car elle n’était pas du genre à se plaindre. Pourtant, elle aurait tout à y gagner si elle le faisait. En effet, si elle se libérait du poids des chaînes qui l’entravaient, tout irait mieux pour elle. Cependant, elle ne voulait pas se l’avouer. Elle ne voulait pas et ne pouvait pas. Elle était, dans le fond, trop fière pour accepter l’aide d’autrui. Même si elle savait qu’elle en avait besoin, elle ne voulait pas encore livrer sa douleur. Qu’allait devenir son image si la Ren que tout le monde connaissait comme hautaine, imbue de sa petite personne, devenait toute guimauve, toute mignonne et à plaindre parce qu’elle a eu une enfance pourrie ? Cela n’allait-il pas être un peu gros ? Quoique, elle n’était pas obligée de tout raconter à tout le monde mais enfin, même… Si Malia savait, qu’est-ce qu’elle penserait ? Certainement rien de mal, mais Ren se demandait tout de même quelle serait sa réaction. Enfin. Elle avait l’esprit brouillé par ces idées sombres. Elle n’arrivait pas à se défaire de la morosité qui c’était emparée d’elle. Une fois qu’elle pensait à son passé, il lui était dur de retrouver un semblant de joie de vivre. Dans ces moments-là, elle allait souvent se réfugier au bord du lac ou dans la forêt, seule. Néanmoins, elle ne pouvait pas fausser compagnie à Malia. Encore moins alors qu’elle venait de trahir sa propre « couverture ».

Alors qu’elle broyait du noir, Ren n’avait même pas entendu Malia se lever. Elle sentit juste une main se poser sur son épaule, ce qui la fit sursauter légèrement. Alors que ses larmes séchaient à peine, elle tourna la tête vers Malia, qui lui lançait un sourire doux et avenant. Ren fut touchée et retint un petit rire lorsque le sourire de Malia se transforma en grimace. Il fallait vraiment qu’elle s’excuse, car c’était à cause de son pétage de plomb que la joue de Malia la lançait. Enfin, il y avait le temps, s’était-elle dite.

« Enchantée Malia Julianiya, je pense être ta nouvelle colocataire ! Accepterais-tu de m’aider à ranger la chambre ? »

Ren fut surprise du changement qui s’était opéré depuis le début. Dire qu’elles s’ignoraient complètement avant et là… Elles se souriaient comme si de rien n’était. Mais ce n’était pas sans faire plaisir à Ren. Cette dernière tenta d’esquisser un sourire en retour mais elle était encore trop surprise pour réagir à temps, et Malia lui avait déjà tourné le dos pour commencer à ranger. Ren resta une minute ou deux à genoux, regardant Malia puis elle se leva. Elle souriait. Malia était en réalité une gentille fille, bien plus gentille que ce que Ren aurait pu s’imaginer. Elle vint donc aux cotés de la brunette pour l’aider à ranger les T-shirts éparpillés. Elle ne disait rien pour le moment, elle rangeait juste. Cependant, quelque chose retint son attention… Comment allait-elle faire pour laver le sang qu’elle avait mis partout ? Une grande flaque avait pris place par terre. Ren soupira. Elle allait devoir trouver une serpillère et vite. Comme si elle avait fait abstraction de ce qui venait de se passer et de ce que Malia avait dit, Ren se pressa vers la porte pour sortir.

« Je… Vais chercher une serpillère, je reviens vite ! »

Elle sortit et couru à l’intendance. Elle y trouva son bonheur (un seau d’eau et une serpillère…), s’en empara et se stoppa net. Elle ferma les yeux et respira un grand coup. Elle était partie comme une voleuse car elle ne voulait pas que Malia pense qu’elle allait encore mal. La grande bouffée d’air qu’elle prit lui fit le plus grand bien. Elle reprit donc sa course et arriva à nouveau devant la porte de la fameuse chambre numéro une… Ren esquissa un sourire en voyant le numéro inscrit sur la porte puis poussa la poignée avec le coude. Elle entra de dos en poussant la porte car elle avait les mains prises par la serpillère et le seau d’eau, qu’elle posa juste à côté le temps de refermer. Elle lança un regard à Malia, mais un regard qui se voulait attendri. Elle lui lança aussi un sourire chaleureux (chose qu’elle ne lui avait encore jamais fait, elle espéra que cette dernière remarquerait l’effort produit !) et s’attela à la tâche. Elle trempa la serpillère dans le seau, l’essora et la passa sur la flaque de sang, qui avait séchée un peu. Elle le fit une fois puis se stoppa et s’appuya sur le manche. Elle lança un regard dans le vide, perdue dans ses pensées. Elle prit une voix très détachée de tout pour enfin prendre la parole qu’elle aurait dû prendre depuis longtemps.

« Euh… Merci, Malia. Merci de ne pas m’avoir prise pour une espèce de débile qui fond en larme pour un rien. Tu sais, par rapport à ton don... Moi je trouve ça chouette, de pouvoir se transformer en animal ! J'adore les animaux alors bon... Ca aide peut-être ! J'ai été surprise de te voir ainsi, je ne connaissais pas ton don mais... Au final, je trouve que ça a son charme ! Les gens qui ont peur sont ceux qui ont des choses à se reprocher, car sinon ils sauraient très bien que tu ne leur voudrais aucun mal. Tu sais, je suis contente, qu’on ait enfin réussit à se parler normalement. Et c'est avec plaisir que je t’aide à ranger ce fouillis ! Peut-être que cet affront était nécessaire, après tout… Ah, d’ailleurs, désolée pour… Enfin pour ta joue. Les gens se brûlent au contact de mon sang c’est… Une des particularités de mon don. La seule en fait. »

Ren laissa échapper un petit rire. En effet, son don n’était pas un don extraordinaire et surpuissant. Cependant, il lui correspondait bien. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle se voyait mal avec un autre don que celui-là. C’était le sien, voilà tout. C’était lui qu’il l’avait sauvé de justesse quand… Ren grimaça. Elle repensait encore à ce foutu bonhomme qui lui avait gâché son adolescence. Quel foutu passé, il vous colle à la peau même quand vous tentez de l’oublier. Ren soupira, secoua la tête et finit de nettoyer. Ce fut comme s’il n’y avait jamais eu de sang. Elle mit la serpillère dans le seau et la laissa là. Elle commença à ranger le reste mais elle s’arrêta vite. Elle n’en avait pas le courage… Elle fit une moue tristounette et se jeta sur son lit, la tête dans l’oreiller. Elle le serra dans ses mains et resta ainsi plusieurs minutes. Elle avait honte. Trop honte. Elle enfouit sa tête plus profondément et se redressa, d’un coup. Elle s’adossa au mur, ferma les yeux et respira profondément. Elle parla d’une voix calme, comme si elle avait eu une crise de nerf et qu’à présent, ça allait mieux.

« Désolée. Je n’ai pas pour habitude de craquer, de montrer cette faiblesse. Je crois que tu es la seule personne qui m’ait jamais vu dans cet état-là. Habituellement, quand je commence à me sentir mal, je m’isole, loin de la foule… J’ai tellement peur de ce que pourrait penser les gens, en réalité. Je me suis créer une image de dure à cuire, de fille hautaine et imbue de sa petite personne. Ce n’est pas totalement faux mais au fond… Que diraient les gens s’ils savaient que je suis une pauvre fille ? Je ne peux pas me permettre ça. »

Son image, c’était la seule chose qui lui permettait de ne pas laisser son passé l’envahir. Car en effet, entretenir cette image, qui elle était ancrée dans le présent, l’aidait bien plus qu’on ne pouvait le penser. Ren ouvrit les yeux. Elle fixa Malia et lui lança un sourire. Un sourire qu’elle essaya de faire passer comme affectueux mais qui trahissait son air maussade. Elle baissa la tête, complètement découragée.

« Désolée… Tu vas m’avoir comme ça pour un moment. C’est pas très cool pour sympathiser. Tss, y a vraiment un truc qui cloche chez moi, tu trouves pas ? J’attaque les gens et ensuite, je pleure comme une madeleine ! Super la coloc... Ahah ! »

Ren laissa échapper un petit rire. Elle était vraiment… Ridicule.


HRP : Désolée s'il y a des fautes j'ai la flemme de relire x___x J'espère que ça te plaira ♥

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